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Incendie à Dracy-Saint-Loup : huit hectares de nature dévastés en Saône-et-Loire

Cinq hectares de champs, trois hectares de sous-bois: voilà ce qu'a dévoré un feu de végétation, lundi 14 septembre à Dracy-Saint-Loup, selon le récit rapporté par France 3 Régions.

Incendie à Dracy-Saint-Loup : huit hectares de nature dévastés en Saône-et-Loire

Les pompiers de Saône-et-Loire, alertés peu après dix-sept heures trente par une salve d'appels, ont trouvé quatre hectares déjà parcourus par les flammes à leur arrivée. Il aura fallu attendre vingt et une heures pour que le feu soit maîtrisé, au terme de plusieurs heures de lutte d'abord dans les broussailles, puis dans les arbres feuillus que la sécheresse de cette arrière-saison rendait particulièrement vulnérables.

Vingt-cinq sapeurs-pompiers et une nuit de veille

Le Service départemental d'incendie et de secours a engagé vingt-cinq hommes sur le terrain. Plusieurs d'entre eux sont restés sur place une partie de la nuit, tandis qu'une ronde de contrôle était prévue ce mardi matin pour s'assurer qu'aucun foyer ne couvait encore sous la cendre. Cette surveillance prolongée est devenue systématique après les sinistres de cette ampleur, tant la matière végétale sèche peut conserver une chaleur sournoise, prête à ranimer une flammèche au moindre coup de vent. Les canicules semblent passées, rappellent les secours, mais la végétation n'a pas encore retrouvé sa pleine hydratation.

Que faire si l'on séjourne dans les environs

Pour les hôtes et visiteurs qui ont posé leurs valises dans nos gîtes et meublés du Louhannais, le secteur de Dracy-Saint-Loup reste à distance raisonnable d'une escapade d'une journée, mais quelques précautions s'imposent en cette mi-septembre. Les massifs récemment brûlés peuvent présenter des chemins fragilisés, des arbres à demi-calcinés susceptibles de tomber et un sol encore instable, parfois encore fumant par endroits. Avant d'envisager une randonnée à proximité du sinistre, mieux vaut se renseigner auprès de la mairie ou de l'office de tourisme local: certains sentiers peuvent être fermés le temps que la nature se refasse une santé, et il serait dommage d'abîmer davantage un paysage qui pansera ses plaies pendant de longs mois.

Car notre bocage bressan — ses haies touffues, ses lisières forestières, ses parcelles dorées en cette fin d'été — demeure un bien aussi précieux que fragile. À nous, qui avons la chance d'y accueillir et d'y flâner, d'en prendre soin jusque dans le choix de nos pas.